Bonjour Eric,
merci de cet agréable partage d’hier.
Ce matin une amie a posté un beau texte sur la kundalini, alors je le pose là pour le plaisir.
Namasté,
Audrey

« La démarche tantrique s’appuie sur toute une vision des rapports de l’homme microcosme avec le cosmos macrocosme. Il en découle une conception toute particulière de l’être humain : l’homme contient en lui dans un faisceau rassemblé autour d’un centre attracteur stable, d’un « noyau de vie », toutes les diverses formes de la substance vibratoire : c’est un microcosme, image fidèle du macrocosme. C’est l’illustration de la loi d’Hermès qui dit : « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas » ; à chaque plan vibratoire, à chaque monde, correspond un état de conscience : conscience physique, psychique, mentale, de rêve …
Nous avons vu que les différentes formes de la substance vibratoire sont, selon leur densité, réparties en trois corps qui représentent les trois types d’énergie dont le mélange fait la création : le corps physique – Tamas (l’énergie obscure de l’inconscient, lourde et statique, mouvement descendant), Rajas (l’énergie du mouvement ; la dynamique, la puissance), Sattva (l’énergie lumière, la conscience légère et ascendante).
En symbiose avec ces trois corps, le corps d’énergie est comme la pile qui produit et distribue l’énergie qui se manifeste aux différents niveaux. Dans ce corps subtil, les Chakras, les Nâdîs sont les organes d’intégration et de distribution de l’énergie, et jouent un rôle particulièrement important dans l’alchimie des énergies entreprise par l’adepte du Tantra sur lui-même. Ces Chakras sont aussi des représentations symboliques de différentes étapes que doit gravir la conscience individuelle pour relier l’inconscient des énergies « animales » à la conscience cosmique libératrice qui se situe au sommet du crâne, dans le « lotus aux mille pétales ».
Kundalini est le serpent qui dort dans le bas de la colonne vertébrale (énergie potentielle) Il attend d’être éveillé pour remonter rejoindre son seigneur, l’illuminé, qui l’attend au sommet du crâne. Tant que le serpent dort au bas de la colonne, l’être humain reste prisonnier de ses conditionnements, du programme qui, en lui, alimente son existence. Il ne s’épanouit pas car il n’est pas en état d’actualiser son potentiel.
Tant que Kundalini dort, l’homme est sous l’emprise de son inconscient et des puissances obscures qui le peuplent. L’éveil de Kundalini, c’est l’éveil de la conscience.
On peut éveiller la conscience sans faire appel à Kundalini, mais dans ce cas, il faut renoncer au corps et à ses plaisirs, à la psyché et à ses joies, à l’esprit et à sa créativité à la vie dans ce monde.
Eveiller Kundalinî, c’est permettre à la conscience d’éclairer tous les niveaux de notre être et de vivre chacune de nos expériences dans ce monde, aussi banales soient-elles, comme des actes sacrés dans lesquels nous ne sommes plus que les instruments d’un génial metteur en scène qui crée pour nous en permanence le merveilleux spectacle de la vie. L’éveil de Kundalini nous invite à entrer dans cette danse de la vie, dans cette célébration de l’existence, qui dans tous ses aspects n’est qu’une manifestation momentanée de l’essence éternelle de l’Être.
Anand Sharabi »

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