Dimanche après-midi, j’ai participé à un cours de Kalaryppayat animé par Laurence chez Dharma à Saint-Germain-En-Laye. Nous sommes 3 participants et nous étions promis, d’après l’un des participants venu la semaine précédente à l’un des 2 cours exceptionnels, à une séance intense et éprouvante ainsi qu’à des courbatures pendant la semaine suivante. La pratique de cet art martial indien sollicite en effet les muscles dans des postures peu communes.

J’y accompagne Isabelle et souhaite découvrir une nouvelle forme d’approche corporelle.

La respiration

A la fin des premiers exercices, je me rends rapidement compte que courbatures il y aura dans les bras et les jambes ! La multiplication des mouvements et des positions provoquent des contractions musculaires inhabituelles. Ma première pensée est donc de minimiser leur futur développement. Je respecte donc la consigne et lie le mouvement à la respiration. Une inspiration, un mouvement, une expiration, un mouvement. Puis une fois les mouvements intégrés, de laisser le corps agir. Le plus détendu possible, avec le minimum de tension, en respectant mes limites corporelles du moment. Les enchaînements me semblent alors plus fluides. Et le rythme cardiaque s’accélère… Délicat de se concentrer sur les mouvements, de les caler à la respiration, de rester détendu et centré ! Quel enseignement tantrique !

Sensations physiques

Le rapport au corps et au mouvement… Accueillir et être présent aux sensations… La magie du mouvement a rapidement raison de ma concentration et je dois porter mon attention aux consignes à plusieurs reprises afin d’éxécuter à peu près correctement les mouvements proposés. Lâcher-prise et présence…
Avant de s’adonner aux mouvements avec bâton, Laurence nous propose les postures d’animaux. Celles-ci provoquent en moi des réaction inattendues : celle de me sentir quelques instants connecté à l’animal et ses caractéritiques archétypales.
La posture de l’éléphant : solide, robuste, tranquille.
La posture du tigre: agile et rapide.
La posture du cheval: ample.
Une sensation courte, profonde et respectueuse m’envahit… Celle de tutoyer le sacré…
Quelques échanges aux bâtons avec l’animatrice viendront clore l’heure et demie de découverte du Kalaryppayat.

Je me sens fourbu et pressens déjà les futures courbatures ! Je repars avec l’intime conviction que le tantrisme et le sacré se retrouvent dans bien des formes pour celui qui souhaite entendre.

Cet article contient des mots qui cherchent à décrire ce qu’est ou ce que n’est pas le tantrisme à mon sens.  La meilleure compréhension restant l’expérimentation, je vous invite à expérimenter le tantrisme !

Alors, qu’attendez-vous ?

Eric

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