Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours été fasciné par les relations maître-disciple traditionnelles à la mode asiatique. J’ai même rêvé et, je crois que j’aurais aimé entretenir un lien de ce type. Aujourd’hui, recevoir un enseignement peut se réaliser par des cours, lors d’atelier ou de stages, parmi des lectures ou des vidéos. Quel que soit le support, on s’en réfère toujours, à mon sens, à un « maître » (celui qui maîtrise), autrement appelé « guru » ou « enseignant ». Je me suis cependant posé la question de la nécessité du maître en Tantra et de la relation avec son ou ses disciples. Quelques réponse m’ont été apportées par mes « maîtres ».

Eric BARET

« N. C. : Pour goûter, ou retrouver, ce pressentiment, le maître est-il indispensable ?
É. B. : Pour ce qui est du pressentiment essentiel, on ne peut pas répondre, parce que le maître qu’on rencontre n’est pas à l’extérieur de soi. Quand on rencontre son maître, c’est soi-même qu’on rencontre. Donc le problème ne se pose pas.
Pour ce qui est de la codification, de la pratique du tantra, ou celle du yoga, on peut dire : oui, le maître technique est indispensable.
Il faut quelqu’un qui ait déjà parcouru le chemin.
Dans la tradition du Cachemire, des coups de mains sensoriels sont suggérés pour approfondir ce ressenti : yoga, travail sur le souffle, sur les mantras…
Tout le travail qu’on appelle tactile, sensoriel, que ce soit seul ou avec un partenaire, faisait partie, pour Jean Klein, de cette intégration du pressentiment initial. »
Extraits d’un entretien avec Eric BARET (http://www.cles.com/enquetes/article/le-tantra-est-au-dela-de-toute-experience)

OSHO

L’art d’être disciple :
« Permettez à chaque situation de votre vie de devenir un enseignement. »
Osho

Daniel ODIER

Il remet en vigueur l’idée ancienne que les disciples doivent faire travailler les maîtres spirituels en les renvoyant sans cesse à leur pratique, instaurant ainsi un véritable échange.
Daniel Odier replace la quête dans son principe d’identité entre les êtres, il secoue le couple maître/disciple en le situant dans une créativité réciproque indispensable à la compréhension et à la réalisation.
Extrait du livre « Le grand sommeil des éveillés »

« Idéaliser les “maîtres” nous interdit toute prise de conscience. Ne pas voir que les “éveillés” peuvent être des êtres qui connaissent encore le trouble, l’hésitation, l’absence au corps, la crainte des émotions, c’est se couper de toute chance d’atteindre une authentique présence au monde, la liberté, la fluidité.

Je pousse les êtres à cesser de fantasmer sur les maîtres, à revenir au “Soi” qui n’a besoin d’aucun aménagement.

Comme l’idée d’avoir un maître choque les Occidentaux dont l’ego surdimensionné refuse le concept alors que nous naviguons par ailleurs dans la servitude la plus totale, on ne sait guère comment définir ce rapport d’identité entre deux êtres. Ce ne devrait être rien d’autre que de l’amour, de la créativité.« 
Extrait d’une interview de DO (http://www.cles.com/enquetes/article/pour-une-conscience-de-la-liberte)

Cet article contient des mots qui cherchent à décrire ce qu’est ou ce que n’est pas Tantra à mon sens.  La  meilleure compréhension restant l’expérimentation, je vous invite à expérimenter Tantra !

Eric

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