Fin du rituel… Nous nous retrouvons alors assis l’un en face de l’autre. Il est temps de quitter la scène, d’endosser nos habits quotidiens et de retourner dans cette réalité.
Les premiers défis commencent pour l’Accompagné(e). Celui peut-être de quitter un espace sacré, voire de quitter un partenaire, ou encore de se confronter à ses propres émotions voire aux énergies extérieures.

Et qu’en est-il de la relation avec l’Accompagnant ?

Les rituels sont en effet parfois tellement intenses en termes d’Amour, de Générosité, de Compassion, de Feu, de Colère, de Rage, de Tendresse que nos rôles initiaux de Shiva et Shakti dansent vers ceux de la Femme, l’Homme, vers celui d’Amant(e), de Père, de Mère, d’Enfant, d’Adulte, de Guérisseur…
Que tout se mélange… Que cette valse des rôles perturbe, bouleverse, vous sort de votre zone de confort.
Or cette valse se danse uniquement lors du rituel. A son issue, nous reprenons nos rôles respectifs : Vous Madame Y, Monsieur Z et moi Eric L.
C’est pour cette raison que le rituel est marqué par un début et par une fin. Afin d’ouvrir et de fermer cet espace sacré, de le protéger, de s’autoriser à valser.
Ce qui s’y vit est alors vécu. Le processus d’intégration est initié.

Me concernant, l’une des plus grandes difficultés liée en tant qu’Accompagnant est celle d’accueillir la mouvance de la distance entre l’Accompagné(e) et l’Accompagnant pendant la séance et d’instaurer la juste distance à l’issue de celle-ci vis-à-vis de l’Accompagné(e).
C’est en effet une relation particulière et nouvelle qui s’est instaurée de par sa promiscuité, son ouverture à l’intimité et son sens thérapeutique. Primordial il est alors, à mes yeux, que chacune des deux parties prenne ses responsabilités.
La mienne étant de poser un cadre, de m’aligner et de me centrer, d’être à l’écoute dans un cadre bienveillant, respectueux, libre et confidentiel et de vous guider et de me laisser guider.
La vôtre celle de poser une intention, de vivre pleinement la séance, d’accueillir son déroulement, de communiquer vos émotions, éventuellement sur votre rapport à l’accompagnant à savoir moi-même, afin d’éviter toute frustration, tout malentendu, toute incompréhension.

Puis chacun poursuit sa route.
Nos chemins se croisent, se sont croisés, et peut-être se croiseront-ils à nouveau…

Vous sentez-vous appeler par la valse ?

Eric

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